LE MARIAGE CHEZ LES ROMAINS

Pour inaugurer ce blog, il paraissait évident qu’un petit rappel des origines du mariage puisse vous intéresser. Enfin j’espère et je me dis que si vous lisez encore cette phrase, c’est bon signe.

On va commencer d’entrée par un sujet qui fâche et qui peut froisser ces dames 😉 Ouille, le mot mariage possède la racine latine « mas, maris » qui signifie « mâle ». Aucune allusion à la femme, en fait le mariage était le fait pour le « père » de donner sa fille à un « mari », il s’agissait alors d’un changement de tutelle ?

Enfin, bon, ça, c’était avant, ça a bien changé, non ? On verra dans d’autres post que ce n’est pas toujours vrai selon les coutumes d’autres pays. Chez nous, cela ne se passe plus comme ça…enfin souhaitons-le !

Mais revenons à nos moutons, l’histoire, l’origine du mariage.

Comme déjà évoqué plus haut il semblerait que l’amour n’est en rien le ciment de cette pratique transformée très tard en institution, nos ancêtres étaient plus pragmatiques : s’approprier une femme convoitée pour sa beauté, la désirer pour la richesse ou la position sociale de sa famille…

Historiquement, la première forme de mariage apparaît sous l’Empire Romain, elle légalise par le droit une vilaine habitude qui consistait à enlever de manière plus ou moins brutale la femme désirée, enrobée de termes juridiques : elle devient un mariage de fait ou mariage per usum. Après un an de cohabitation, cette union est considérée comme valide à moins que l’épouse ne découche trois nuits d’affilée. Rigolos ces romains, ils kidnappaient leur dulcinée imposant ainsi leur choix et on apprend que celle-ci pouvait se barrer 3 fois pour éviter cette liaison non souhaitée. Imaginons la pauvresse attachée à un radiateur pendant 1 an pour qu’elle ne puisse s’évaporer, jetant ainsi le discrédit sur son pauvre « mari ». Bon, je sais bien que le radiateur n’existait encore pas mais je trouvais cela plus romantique que les fers au fond d’un cachot humide. Comprenez bien tout de même les difficultés à être un bon mari à cette époque. Si madame découche une première nuit, cela devient stressant pour lui et l’oblige à revoir l’organisation de sa maisonnée, voire même de devoir recourir à une milice extérieure pour surveiller l’ingrate.

Bon, les Romans ont du se rendre compte que ce n’était pas bien car ils ont changé leurs façons de voir les choses en mettant au point trois formes de mariages relativement moins barbares mais où le rapt de l’élue n’est plus de rigueur. Cette dernière, cependant, doit obéir aux désirata de son père :

  • mariage cum manu (avec la main), le père de famille transmet son autorité filiale au futur mari qui devient alors le tuteur de sa femme.
  • mariage coemptio le père, dans cette union, opère une transaction commerciale avec son gendre.
  • mariage confarreatio, celui-ci est réservé à l’aristocratie, et se pratique sine manu, c’est-à-dire sans passage de l’autorité du père au fils, ainsi, l’épouse peut conserver ses droits et ses biens.

Certes la femme n’est plus capturée par son futur mari, mais c’est encore un homme qui choisit sa destinée.

A suivre…

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